
Martin en costume traditionnel Mongol avec le gérant (mongol) de notre hostel à Golmud. Quelle fière allure !!! Il doit encore manger un peu de yack pour mieux remplir le costume.
Le plateau tibétain… On imaginait beaucoup de vert et des drapeaux de prière ballotés par le vent. On se demandait si on rencontrerait des tibétains ou s’il y aurait principalement des chinois Han. Et point crucial pour les cyclistes, on craignait les températures que nous réserverait ce plateau perché à 4000m d’altitude à cette période de l’année.

En haut de notre premier et plus haut col tibétain (et du voyage !) à 4767m !
Nous n’avons pas pu nous rendre dans la région autonome du Tibet. Pour les étrangers il faut être accompagné d’un guide qui coûte plusieurs centaines d’euros la journée et le circuit se limite souvent à Lhassa et ses alentours. Autant dire que s’y rendre en individuel à vélo est un doux rêve.
Par contre une partie des provinces du Qinghai, du Sichuan et du Yunnan est à population tibétaine. D’où les appellations « Tibet historique » ou « Grand Tibet » utilisées par les tibetologues et le gouvernement tibétain en exil.

Un peu de neige ce matin, on se réfugie à l’abri pour notre petit-déjeuner !

Bon bah… c’est tout droit !!!
Nos premiers jours entre Golmud et Yushu ont été délicats sur le plan de la météo. Nous avons eu assez froid et avons roulé sous la pluie et même sous la neige. Mais cette météo a été l’occasion de demander l’hospitalité le soir et nous avons pu découvrir la gentillesse et l’accueil des tibétains.

Les regards malicieux des tibétains que nous croisons sur la route. Eux non plus n’ont pas très chaud !

On nous offre le thé et la soupe dans une petite boutique où on vient faire le plein de notre sacoche « nourriture ».

Des petites biches à plus de 4000m ! On voit plein d’animaux ici !

Bon bah… ça tourne un peu à gauche !

Martin au pays des yacks
Pendant la journée on nous a régulièrement invités à boire le thé, en discutant ou en se souriant mutuellement. Quel plaisir en pédalant dans le froid de se réchauffer le corps et le coeur dans les intérieurs tibétains colorés.
Dans une petite pièce, tous autour du poêle alimenté par des bouses de yacks (il n’y a pas d’arbres ici) nous avons passé une soirée avec des fermiers, à rire, papoter par mimes et goûter à quelques spécialités tibétaines : le thé au beurre de yack et la tsampa, un mélange de thé, de farine et de sucre. Les spécialités culinaires sont adaptées au rude climat du plateau. Ici la vie est difficile, pas d’eau courante, on va la chercher à la rivière. Les toilettes sont au fond du jardin ou on va juste de l’autre côté de la route et il y a peu de magasins. Les habitants consomment principalement des produits laitiers issus de leurs yacks. Mais quels sourires, quelle gentillesse ! Au départ, nos deux fermiers nous proposent de dormir dans la pièce du poêle, mais nous finissons par poser nos matelas dans l’autre pièce de leur maison, qui est leur chambre. On dort tous ensembles le plus naturellement du monde, seulement quelques heures après avoir frappé à leur porte trempés par la pluie.

Au dodo dans la chambre de nos amis fermiers ! Il ne fait pas chaud !

Belle lumière du matin, thé au lait et sourire.

Un thé au lait avec des cowboys tibétains.

Accompagnés de petits beignets maison

Bon bah… là c’est encore tout droit !

Les toilettes : plus ou moins propres et présentes dans tous les villages. Les gens ont rarement des toilettes personnelles. On imagine la motivation qu’il faut avoir en plein hiver pour sortir de chez soi !
Si les conditions météo sont rudes, les routes sont neuves et l’asphalte parfaite. Les chinois construisent à une vitesse vertigineuse ces nouvelles routes, des tunnels, des quatre voies bordées de lampadaires dorés qui arrivent dans des villages en pleine urbanisation. Pour la première fois les cartes de notre GPS ne sont plus à jour, un petit village est en fait une ville et les routes que nous empruntons n’existent pas encore sur nos cartes ! Mais sur ces routes flambants neuves nous croisons régulièrement des troupeaux de yacks, ou des petits scooters tibétains transportant régulièrement des familles entières ou des objets insolites comme des frigos !

Montagne enneigées au matin

Ici le soir on ne compte pas les moutons mais les yacks pour s’endormir !

Et un col de plus, un !!!

Mais ce ciel ! ❤ ❤ ❤

Bouilles à la fenêtre de la voiture

Un moine sauveur qui nous a offert de délicieux nougats en direct d’Australie !

Mais ce vert ❤ ❤ ❤

La version plastique du voyage à vélo, on a surtout été impressionnés par les sandales car il faisait plutôt froid pour rouler les pieds à l’air !
Une première pause à Yushu nous permet de retrouver un peu de confort et une douche chaude bien méritée. Nous rencontrons également un monsieur adorable qui nous invite à diner dans un restaurant du Sichuan et nous fait goûter à ses spécialités favorites ! Attention ça peut piquer !

Rencontré à Yushu, nous passerons une soirée ensembles et notre nouvel ami s’assurera que l’on ne manque pas de bières !

Ouh il est lourd à faire tourner celui là !

Ici, on fait tourner consciencieusement les moulins à prière.

« Quand il fait chaud, les yacks méditent dans l’eau« . Proverbe tibétain. (Précision : est entendu par chaleur sur le plateau du Tibet toute température dépassant les 15°C)

Martin, joueur, a troqué son matelas Exped pour des matelas chinois type « Picard », fort peu confortable mais fort isolant ! 😉
Ici les sommets des cols sont reconnaissables de loin puisqu’il sont toujours ornés de drapeaux à prière. Le vent qui caresse les formules sacrées les disperse dans l’espace et les transmet aux dieux. La plupart des cols sont à plus de 4000 m, nos globules rouges se portent bien ! Nous croisons peu de vélos mais quelques tibétains font le même parcours que nous à pied, on est impressionnés !

Allez, on pousse, quelques kilomètres et on y est !

Martin a eu beaucoup de succès en haut du col parmi les pèlerins tibétains réalisant la route à pied !

On a pu poser la tente dans le jardin 🙂
Un de nos coups de coeur est le monastère de Shengkang que nous avons visité juste avant la ville de Garze. Plus on avançait dans le site plus nous découvrions de nouveaux bâtiment nichés au creux de la montagne. Nous avons même mangé dans la cantine des moines !

Un moine moderne se déplace toujours à moto, son iPhone dans la robe.

A la cantine des moines, on mange végétarien pour le plus grand bonheur de Flo !

Rouge et doré

Les yacks apprécient également de se ressourcer au monastère. Ils entament ensuite la méditation de l’herbe mâchée.
Et avant Garze, un dernier col nous a réservé de magnifiques vues. Quel changement depuis les paysages très verts et les collines du début du plateau tibétain. Maintenant place aux minéraux et aux reliefs escarpés. On est sous le charme !
Quelques derniers km nous mèneront ensuite jusqu’à Garze où nous espérions pouvoir renouveler notre visa et donc être débarrassés de cette formalité. C’était sous estimer les méandres administratifs chinois ! Ce ne sera donc pas pour cette fois… La suite au prochain épisode !

Avec ce vent, on est sûr que les prières vont atteindre leur destination.

Après le col, cette vue accompagne agréablement un snickers.

Les pieds de Martin font fureur ici de par leur taille !
olala, vous faites trop rêver les pralines 🙂
des bisous !
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Notre plus grande fan est toujours au rdv 😊
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C’est formidable !
Merci, Merci pour ces belles photos, elles réchauffent nos coeurs !
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Merci beaucoup Claire pour ce gentil commentaire ! On ne sait pas si vous avez lu toutes les légendes de photos, mais celle du yack et de la méditation de l’herbe mâchée a été rédigée spécialement en pensant à vous 😉 hihihi
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Coucou Les Pralines,
ça fait un bout de temps que je ne me suis pas branché,
et ça me fait très très plaisir de vous retrouver. Vous faites le
voyage qui vous fera aimer l’humanité pour le reste de votre vie.
Pas ceux censés la représenter, hein, mais bien les plus humbles
souvent qui la compose. Je vous admire de vivre cette aventure
et dans le même temps de savoir la partager.
L’ex Birmanie est assez proche pour vous maintenant. La « pauvre »
( » » sans ironie aucune) Aung San Suu Kyi a toutes les peines du
monde à détourner ses militaires d’une logique de génocide vis-à-vis
des Rohingyas. Soyez prudents.
Je vous embrasse avec une infinie tendresse (puissent
ces petits bisous vous rendre le pédalier plus doux !!)
Ciaoooo ! ;-).
Papy PCo
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Merci PCo pour ton petit mot qui nous fait très plaisir ! On pense souvent à toi ! Bisous
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