Ελλάδα – Les terres

Depuis un peu plus d’un mois et demi nous voyageons en nous enfonçons doucement dans le coeur de l’Europe et des Balkans. En vélo la transition est douce, on s’habitue à perdre nos repères et habitudes, cela fait partie du voyage. L’arrivée dans les Balkans fut marquée par la découverte de la Slovénie « la Suisse Yougoslave ». Nous avons ensuite parcouru la Croatie agricole du nord où les changements sont importants avec la Slovénie. Serbie, puis Kosovo et Macédoine nous ont rapproché doucement de la culture méditerranéenne mais tout en restant « slave ou albanais ». Un dernier détour par l’Albanie marquera fortement notre impression de dépaysement : la France et sa culture nous semblaient loin. Mais cette impression était « logique » du fait de la distance parcourue à vélo depuis le début du voyage. Le 31 mai  nous franchissons la drôle de frontière Albanie – Grèce. Pas grand monde en effet. On quitte les douaniers albanais en leur disant qu’on a aimé leur pays, on a l’impression d’être LE passage de la journée. On continue ensuite sur un pont pour se rendre à la douane grecque… ici personne ! Pas un bruit, un énorme bâtiment qui semble vide et les Pralines avec leur tandem qui attendent bêtement qu’on vienne les voir. On arrive au niveau de la barrière et un peu gêné Martin part à la recherche des douaniers : on ne va quand même pas passer la frontière sans contrôle 🙂

En rentrant dans les bâtiments, on trouve quelqu’un qui appelle un des ses collègues pour venir vérifier nos passeports. Dans un anglais du voyage qui s’améliore (aucune conjugaison, plus de mots compliqué, des mimes en plus des mots ) Martin demande « Not a lot of people here ? » Et le grec « No ». Premier contact avec la Grèce 😀

Allez c’est parti pour la Grèce ! Sauf que personne ne nous ouvre la barrière… alors on la soulève à la main et « La Bête » se faufile difficilement dessous.

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On a beaucoup rigolé et pensé aux « renforcements de contrôle aux  frontières » qui n’ont pas l’air d’être en vigueur ici.

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Traditionnelle photo de frontière pour Martin

On arrive donc en Grèce tout à l’ouest au post frontière de Konitsa au beau milieu des montagnes albanaises et grecques. On passera d’ailleurs notre première soirée à Konitsa après avoir désespérément cherché un endroit où camper. Mais ici avec les bergers et les chiens qui traînent partout, pas facile de trouver un endroit où on peut être tranquille

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Konitsa en Grèce

Konitsa et le choc du retour à notre culture ! En arrivant depuis l’Albanie pays assez pauvre des Balkans, on retrouve ce qu’on a laissé en France ou Allemagne : café bobo de hipster, des maisons toutes belles et bien entretenues, une ambiance comme dans le sud de la France, des voitures en bon état… et aussi les prix qui augmentent  notablement ! Etrange sensation de retrouver tout cela après s’être enfoncé au coeur des Balkans pendant 1 mois et demi ! Mais on a tout de même apprécié boire une petite bière sur du Rihana 😀

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C’est dans ces jolis paysages que nous nous offrirons (La Bête et nous) une petite pause forcée. La Bête s’est en effet foulée la chaîne (voir La gazette du mécano ). L’endroit aurait pu être pire 🙂 On décide même de rester une soirée de plus devant l’auberge où nous avons passé la soirée de la veille. La famille nous a aidé et la cuisine 100% locale est délicieuse ! Moutons élevés par Monsieur et cuisine par Madame ! Miam !

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Une fois La Bête réparée et les Pralines nourries, nous sommes repartis vers l’est avec quelques conseils pour éviter un gros col , même si le nouvel itinéraire était bien vallonné aussi ! Depuis l’Albanie nous sommes en terrain fertile pour nos cuisses 😀 Et Flo garde sa genouillère uniquement pour avoir une jolie trace de bronzage car désormais rien ne lui fait peur !

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Ici les routes sont très calmes, on a le temps de regarder les tortues traverser la route, d’admirer le paysage. Et l’avantage de retrouver une Grèce un peu plus riche que le reste des Balkans c’est d’avoir des routes impeccables ! La Bête réussira à pousser jusqu’à 80km/h en descente et Flo en redemandera par la suite…

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Petite pause dans un village

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On redescend doucement vers la plaine de Thessalonique où nous devons retrouver le cousin de Panos (ami de Martin de Safran) car Pierre-Alain nous y a envoyé un plateau de France. Maintenant on n’a plus de problème avec mais on est rassuré 🙂

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Le soir en cherchant un endroit pour camper, une adorable famille grecque nous propose de loger dans leur « cottage ». On se fait offrir de quoi nourrir un régiment et on devra refuser la plupart des cadeaux car La Bête n’accepte pas d’etre chargée comme une bourrique. On dormira donc tous les deux dans une maison avec jardin pour nous tout seul ! Eux repartent dans leur logement en ville. Le lendemain matin on prendra la café grec (ou turc selon les régions) et on repartira avec la casserole 😀

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L’arrivée en Grèce est aussi synonyme des grosses chaleurs. Et en vélo ça ne pardonne pas. Désolé aux parisiens qui nous lisent mais on a parfois subi le soleil et la chaleur ^^

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À une trentaine de kilomètres de Veria, nous avons abîmé à nouveau la chaîne et dû démonter le dérailleur avant. Mais vous le savez déjà ! La séance de stop n’a pas eu trop de succès… une voiture a même eu peur de Martin et est reparti sans dire un mot … c’est finalement le papa de Panos qui viendra nous chercher quelques kilomètres avant Veria.

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Mais cette petite mésaventure nous a permis de passer un week-end avec la famille de Panos. Son papa (un sacré numéro !) avait à coeur de nous faire découvrir toutes les spécialités de la région ! On s’est vraiment régalé ! On a visité aussi les champs de pêche de la famille. En effet la région est réputée pour sa culture de pêches et nectarines qui sont envoyées vers toute l’Europe. Vous avez déjà peut être mangé des pêches de la famille de Panos ! Visite aussi de Virgina où se trouve le tombeau de Philippe II, le père d’Alexandre le grand !
D’ailleurs la querelle sur le nom « Macédoine » est encore bien active ici. En France nous appelons la Macédoine aussi bien le pays que la région de Grèce (ce n’est d’ailleurs pas la position officielle de la France). En Grèce la pays est appelé FYROM (Former Yogouslav Republic Of Macedonia) voire Skopje comme le nom de la capitale. Les Grecs refusent que le pays portent le nom d’une région partagée entre Grèce, Bulgarie et FYROM qui fait référence au royaume d’Alexandre le Grand. On peut d’ailleurs faire le lien avec la volonté du pays Macédoine de remettre au premier plan la passé antique de la région avec la « monumentale capitale » ! Martin s’est même déjà fait couper dans une discussion lorsqu’il parlait de la Macédoine comme pays 😀

Pour plus d’informations voir polémique sur le nom du pays .

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On a vraiment eu l’impression de faire partie de la famille si bien qu’on était tout triste de les quitter ! Flo faisait sa petite tête toute tristounette en les quittant, signe qu’on était très bien ici 🙂

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Une fois la bête réparée et le stock de chaînes remis à niveau, nous voilà repartis en pleine forme et avec le ventre bien remplis vers Thessalonique et la mer !

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La gazette du mecano

Ces derniers jours, La Bete nous a demande un peu d’attention ! Cela fait deja 3300 km que l’on roule, on commence a bien se connaitre tous les 3. Un petit bruit bizarre, et hop on s’arrete pour osculter La Bete.

 

 

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On se rapproche d’Istanbul… peut etre irons nous plus loin !

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Balade sinueuse balkanique

Une chaine qui deraille en pleine cote, les Pralines qui pedalent, un quart de coup de pedale de trop et c’est la chaine shimano qui deguste ! Foulure de la chaine ! La Bete ne souhaite pas continuer de peur de tout agraver.

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Pas de panique, nous avons une chaine de rechange. Reflexe du mecano en herbe : un petit coup d’eau, on se retrousse les manches, on sort le « derive chaine » et on demonte le tout. Sauf que Decathlon ne nous aide pas beaucoup aujourdhui avec son derive chaine premier-prix. Impossible de bouger le moindre milimetre de la goupille et pire encore, le pas de vis se casse…. Arghhhh ! Cette fois ci c’est l’outil qui nous lache. La Bete n’est pas contente 🙂

Tips #1 : Se procurer des outils de qualite, encore plus en voyage. Ne JAMAIS acheter le derive chaine Decathlon !

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PAS BIEN #madeinchina #gameover

On se retrouve donc coince en montagne grecque. C’est parti pour une seance de stop en tandem. On est rode depuis la France. Martin leve le pouce en l’air avec un grand sourire pendant que Flo mime le velo casse. En montagne les gens s’arretent (pas comme plus tard, voir suite de l’article). Sauf que tout le monde se lance dans l’idee de pouvoir reparer la chaine. Martin ouvre donc ses chakra et tente d’expliquer le probleme et que rien ne sert de s’evertuer a triturer la chaine avec ses doigts : il nous faut un derive chaine.

On finit par nous amener dans un petit village dans lequel quelqu’un parle anglais. Quel soulagement 🙂 Apparement un jeune aurait un derive chaine au village distant de 35 km… Ouf ! On verra ca demain !

Le lendemain on apprend que le « jeune » est vraiment jeune et passe des examens. Il faut donc attendre qu’il sorte de la salle des exams 🙂 On decide de partir au village en voiture. Sur le chemin on croise un couple de Polonais en voyage a velo. Scene quasi incroyable : ce ne sont que les 3eme voyageurs a velo qu’on croise depuis 2 mois 😀 Karol a quant a lui , un outil « cher mais qui marche » me dit-il. En effet, il rentre avec nous en voiture et repare la chaine en 30s chrono !

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Tiens Flo a enleve sa genouillere !

Tips#2 : Les outils CrankBrothers sont top , ils font une cle multifonction avec derive chaine de l’espace.

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BIEN 🙂

Apres une journee de pause dans un petit village en montagne en Grece (κεφαλοχωρι) a lire et a manger des salades grecques, on repart bien repose pour attaquer les jolies deniveles qui nous attendent.

Entre temps on profite d’une ville pour refaire tendre la chaine entre les deux pedaliers. Cela fait un mois qu’on essaye et en Grece, pour la premiere fois Yannis y arrive 🙂 La Bete est toute heureuse !

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Et bim, un jour plus tard La Bete – vexee du rafistolage de Martin qui avait prefere changer deux maillons plutot que lui offrir une nouvelle chaine –  decide de se saboter en laissant un maillon s’ouvrir au debut d’une derniere grosse cote.  C’etait l’ultime ascension avant la grande plaine de Thessalonique. Pas de panique, 1h avant les Pralines avaient achete un derive chaine professionel.

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Lourd mais efficace !

Martin attaque donc sereinment la reparation des maillons defecteux.

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Mais le sourire va vite partir…

Apres avoir tout remis en place, on se rend compte que le derailleur avant a pris un choc avec la chaine… Martin tente tant bien que mal de regler/reparer mais il ne sait pas comment faire et surtout on a l’impression qu’il est « kaput ». C’est parti pour le stop, mais malgre notre entrainement a l’autostop , les gens ne semblent pas enclin a nous aider… Dans le village quelques bricolo arrivent et tripotent La Bete dans tous les sens. Cela echauffe Martin (peut etre un poil jaloux ^^) qui a identifie le probleme depuis le debut: on a juste besoin d’etre rapproches de la grande ville… C’est parti Pralinou se lance dans le demontage du derailleur avant, il sera donc inutilisable et nous devrons changer les plateaux a la main mais au moins on avancera ! On repart et la chaine pete a nouveau ! Martin se decide alors de poser une chaine neuve qui nous permettra de monter le col et d’attaquer la descente vers Veria (Βέροια pour les intimes). Et finalement le papa de Panos – un ami de Snecma de Martin – viendra nous chercher a 10 km de la ville. On a bien de la chance dans nos malheurs. La Bete va se faire poupouner lundi et en attendant les Pralines se font dorloter par notre nouvelle famille grecque avec visites et degustations de toutes les specialites de la region !

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Breaking news : La Bete est prete a repartir !

A la conquête de l’Albanie !

En constatant qu’on a vraiment du temps devant nous, avec tous les bons echos que l’on a de l’Albanie et surtout apres avoir croise plein d’Albanais sur notre chemin, nous decidons d’agrandir notre « detour » et de ne pas remonter dans le centre de la Macedoine mais de passer la frontière vers l’Albanie au sud du lac d’Ohrid (le grand lac en bas a gauche sur la carte).

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On a traverse la partie Est entre Pogradec, Korce et Leskovik sous le Lac d’Ohrid.

 

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Traditionelle photo de frontiere pour le plus grand bonheur de Flo qui n’aime pas prendre la photo entre les deux « postes frontiere » 🙂

C’est donc parti pour ce pays qui nous est deja un peu familier car nous cotoyons des albanais depuis le Kosovo et tout l’ouest de la Macedoine. Cependant, les premiers kilometres en Albanie se font remarquer par l’absence de drapeaux albanais ! Au Kosovo et en Macedoine, ils sont partout ! On repense aussi a ce que nous disait Darko  en Croatie : « Vous verrez, le sud de la Serbie et le Kosovo vous donnera l’impression d’etre dans le passe ». Pour etre honnete, on n’a pas senti plus de difference que ça entre le nord de la croatie et le Kosovo. Par contre une fois passee la frontiere albanaise tout change ! L’Albanie a connu un regime communiste tres severe pendant pres de 50 ans jusqu’en 1991 qui l’a coupe du reste du monde… A la sortie du regime communiste, beaucoup d’Albanais en on profite pour partir a l’etranger. Le pays connait donc de grosses difficultes economiques, meme si ces dernieres annees, le tourisme s’est fortement developpe sur la cote (ce que nous ne verrons pas avec notre itiniraire en montagne).

Ici on croise des gens se deplacer a dos d’ane, des paysans qui labourent avec des poneys. Les paysages sont magnifiques, et les gens nous offrent des grands sourires et « Hello, what’s your name ? » en passant. Depuis que nous avons franchi la frontiere du Kosovo, il fait chaud, ce soir l’orage est proche, il fait lourd,c’est l »ete ». On trouve une petite eglise au milieu des champs pour planter la tente.

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Le lendemain on part a 7h pour partir avant l’arrivee de tous les agriculteurs parfois tres curieux 🙂 C’est parti pour la region montagneuse, les routes defoncees, le vent et la poussiere. Mais les paysages sont vraiment superbes, et ils nous permettent de garder le moral pendant cette matinee difficile ou nous faisons que 22 km en 2h en etant completement claques !

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L’avantage de la region c’est qu’on est quasiment seul, ce qui nous surprend un peu pour les reserves d’eau car jusqu’ici on etait habitue a croiser beaucoup de village. La recompense de partir en montagne c’est aussi les cascades et rivieres qui nous offrent des petites seances baignade et lessives 🙂

On passe donc une journee physique mais franchement delicieuse ! Elle se terminera par une montee interminable pour chercher desesperement un endroit pour camper … avant d’arriver dans une petite auberge perdue au milieu des montagnes 🙂

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Une nuit de repos et c’est reparti. Par contre , la difficile journee de la veille a laisse des traces, les Pralines ont les cuisses qui brulent comme aux premiers jours du voyage ! On passera donc pas mal de temps a regarder les beaux bergers en montagne, a se baigner et se reposer avec de nombreuses pauses !

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Ces journees en Albanie sont les meilleurs depuis le debut du sejour pour le velo. Les paysages sont exceptionnels, on ne croise personne. Seul bemol : la qualite des routes pour la descente. On descend quasiment aussi lentement que sur du plat !

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Le petit Selfie fait avec le retardateur. On a bien rigole pour la faire celle la !

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La « grande » ville de Leskovik avant 30km avant la frontiere avec la Grece

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Un bronzage de dingo pour Martin (Flo est pas mal non plus avec sa genouillere)

C’est avec un petit pincement au coeur qu’on quittera l’Albanie que nous avons vraiment beaucoup aime. Mais la Grece nous appelle….

Une petite pause à Ohrid

L’arrivée sur Ohrid est marquée par le retour au tourisme après plus d’un mois dans des zones où rien n’est pensé « tourisme ». Il faut avouer qu’on s’est vite laisser apprivoiser. Ohrid c’est tout simplement magnifique et parfait pour se reposer les jambes !
Le lac et la ville sont classés à l’UNESCO et offrent une multitude d’activités. Visites touristiques, bateau, randonnées, VTT, vélo de route avec cols et vu sur deux lacs en même temps. Bref un petit goût de « j’y retourne » (comme dirait Mamounette).

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La vieille ville est vraiment très jolie mais il y a beaucoup d’escaliers et les gambettes de Flo ne suivent plus après ces deux jours de montées et descentes ! Du coup on court s’hydrater de bières (boisson de sportifs !)

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Le lendemain on part faire du bateau sur le lac avec le fils de la personne qui nous héberge. Il a grandi ici et nous raconte ses souvenirs d’enfance et on lui pose pleeeein de questions sur le pays, la Yougoslavie, la langue , la politique, les gâteaux (!) Etc… On est curieux de connaître la différence entre toutes les langues slaves (Slovénie, Croatie, Serbie, Monténégro). Pour nous cela se ressemble beaucoup. En fait c’est la grammaire qui fait la grande différence.  Et on apprend avec surprise que l’alphabet cyrillique a été inventé à Ohrid en Macédoine ! On ne va pas tout raconter ici , car il y a beaucoup à dire mais on pourra vous raconter en rentrant !

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Et hop les Pralines à l’eau ! C’est le début d’une grande série de baignade puisque nous irons ensuite dans les montagnes… (Teasing de dingo !)

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Le jour du départ on part vers le sud du lac voir le monastère de St Naum dans lequel ils célébraient un mariage. Etrange ambiance car il n’y a de place que pour une dizaine de personnes et que les touristes ne cessaient de rentrer 😀

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Et finalement après cette visite, on a décidé de changer de pays ! En tout cas ce premier détour valait le coup !

Et si on faisait un petit détour ?

En arrivant en Macédoine on se rend compte qu’on est à la moitié de notre voyage mais qu’il ne nous reste plus que 1400km à la louche avant Istanbul alors qu’on en a déjà parcouru 2500km. L’itinéraire préparé par Martin prévoyait initialement de couper directement la Macédoine depuis Skopje vers Thessalonique en Grèce (soit 2 jours de vélo , regardez sur une carte c’est quasi tout droit et en descente ! ) et cela en plaine pour faire attention avec le genou de Flo. Mais la réalité est bien différente, Flo pète la forme, et on a plein de temps devant nous ! Quel luxe !
On contacte donc notre back-office à Paris (sous la pluie apparemment) : Alexandra et Steve qui sont partis en vacances en Macédoine il y a quelques temps. En quelques minutes notre itinéraire change. Nous passerons par l’ouest de la Macédoine, puis irons au lac d’Ohrid pour ensuite remonter à l’est. Une grande boucle du pays. Pour mériter les beaux paysages il faudra gravir quelques cols sur le chemin… Flo se prépare donc mentalement !

Pour commencer nous mettons le cap à l’ouest vers les parties albanaises de Macédoine : Tetovo, Gostivar et autres. (Le défilé de drapeaux albanais reprend comme au Kosovo !)

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Ici les communautés ne se mélangent pas trop. Après l’indépendance du Kosovo, des conflits religieux ont entaché l’entente entre communautés du pays. En effet une forte communauté albanaise et musulmane vit dans le pays. À Skopje les deux coexistent mais dans le reste du pays il faut apprendre à détecter quelle langue baragouiner quand on s’adresse à quelqu’un. Certains villages sont macédoniens alors que d’autres sont albanais. Le casse tête des Balkans continue ici pour les Pralines !

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En une journée nous arrivons au pied DU premier col de Flo 🙂 On dort à Gostivar pour s’y préparer à l’aide d’Eurocrem et grillades (maintenant ça vous parle mieux !).

2h de montée, pentes à 7% en moyenne, plutôt régulier. Parfait pour mettre la Pralinette en confiance avant ce que nous attend par la suite…

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On découvre alors la beauté du parc national Mavrovo. Heureusement qu’ils protègent certaines parties du pays car depuis notre arrivée en Macédoine on est plutôt attristé du manque d’intérêt pour la protection de l’environnement… c’est dommage car la Macédoine possède vraiment une nature époustouflante !

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Petite soirée au bord du lac artificiel de Debar avec des albanais et un allemand qui marche depuis plusieurs mois vers le sud de l’Europe !

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Le lendemain matin c’est parti pour Ohrid que tout le monde nous a recommandé. La route pour l’atteindre est encore très jolie ! Ça nous change des plaines interminables que nous avons parcourues en Croatie (même si en ce moment elles nous manquent un peu ^^ mais vous en saurez plus prochainement).

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Étant partis très tôt (7h30) par rapport à nos habitudes (en général vers 10h/11h) nous arrivons pour le déjeuner à Ohrid. Sur la route on rencontre nos premiers voyageurs à vélo – « cyclos » dans le jargon – nous faisons un petit bout de route ensemble à papoter jusqu’à la ville tant convoitée.
Il s’agit d’Andrew un anglais qui part pour l’Afrique du Sud et de Koen , un néerlandais qui part pour l’Asie. On sympathise bien et on s’arrête ensemble manger de la Shopska salad bien entendu !

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On passera deux soirées ensemble tellement on les aime bien ! Et c’est aussi très agréable de partager nos expériences et tips de voyageurs à vélo. Ils participeront d’ailleurs à faire évoluer encore une fois notre parcours…

Pour les curieux :
http://www.thewildcyclist.com
http://www.vanhuutnaarher.com

Miam miam ou les délices des Balkans

Ceux qui nous connaissent bien savent que nous adorons bien manger : un petit faible pour le fromage pour Martin, et côté Flo c’est plutôt chocolat, chocolat et quelques légumes pour la bonne conscience ! Alors dans cet article on ne vous parlera que de nourriture, en voyage c’est un des grands plaisir (et inquiétude) de Flo de bien manger, suivie de près par Martin !

Alors quand on a découvert pour la première fois dans un petit restaurant serbe de Smederevo la « Shopska salad » on a été conquis. Un premier aperçu en image 🙂

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Pour une Shopska salad réussie il vous faut : de bonnes tomates juteuses et muries au soleil, du concombre en carré, des oignons en lamelles, un peu de poivron émincé. Mélangez bien le tout et ensuite rapez généreusement de fromage de chèvre ou de brebis (à notre retour on testera avec de la feta mais ici c’est un fromage qui est un peu plus dur pour qu’il puisse se râper facilement), parsemez de persil.

Vous nous direz mais il n’y a pas de sauce ? Héhé oui ici les légumes sont si juteux que leur jus mélangé au fromage râpé fait office de sauce et on vous le dit, c’est un vrai régal !

On retrouve cette salade dans tous les pays des Balkans (Serbie, Kosovo, Macédoine, et sûrement Croatie mais on ne connaissait pas encore !). Depuis qu’on l’a découverte on en a toujours commandé pour commencer le repas.

Pour varier un peu les plaisirs il y a la salade grecque : en gros les mêmes ingrédients avec la feta en cube à la place de la râpée (ce n’est pas exactement le même fromage mais on n’a pas l’équivalent en France…) et de bonnes olives grecques. Flo aime bien la commander aussi, Martin est plutôt Shopska addict.

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Mais depuis qu’on est arrivés en Grèce (avant hier) et qu’on se console de nos problèmes mécaniques à coup de « greek salad » Martin change presque d’avis et je vous laisse deviner pourquoi en image !!! (Oui on est trop baraque donc on a encore pété notre chaîne..!)

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(Ceux qui ont deviné pour le morceau de feta entier vous connaissez bien Martin le fromage addict ! 😉 ou vous avez bien lu le début de l’article)

On s’est aussi beaucoup régalés de grillades diverses : assortiment de légumes, champignons, poulet et čevapi/kebap/boulettes (dénomination qui change selon les pays).

Mais comme vous le savez Flo est un bec sucré ! Sur les conseils de Anne (http://rouelibreetpetitplateau.wordpress.com
) avec qui Flo parle beaucoup de tout ce qui est chocolat, gâteau, « et comment tu fais quand il n’y a plus aucune tablette Lindt dans les magasins », on a aussi testé le Nutella en guise de dessert pour le pic nic et que vous le croyez ou non même Martin, le bec salé, s’y est mis !

Dans les Balkans c’est l’Eurocrem qui remplace le célèbre Nutella chez nous : en dessert on peut commander une crêpe à l’Eurocrem plutôt qu’au Nutella ! Mais à Belgrade la capitale de la Serbie, il y avait une colonne avec Eurocrem et une colonne avec Nutella et toutes ses combinaisons (banane, coco, noisette) sur la carte (peut-on demander d’avoir à la fois Eurocrem et Nutella c’est la grande question !). L’Eurocrem est une pâte à tartiner moitié noisette moitié vanille. On a testé la dégustation à l’aveugle : pour tout vous avouer on a du mal à deviner si on goute la partie noisette ou vanille 😉 !

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À certains endroits, on ne fait pas les difficiles quand on essaie de prendre un petit déjeuner « traditionnel » pain-nutella et on teste donc les imitations locales comme le Nucrema !

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Quand on campe nos petits déjeuners sont plus simples : granola-flocons d’avoine et thé pour remplacer le lait. Au départ Martin n’était pas convaincu mais il s’y est mis ! Et le paysage nous console du manque de lait !!

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Pour tout vous avouer on va un peu plus au restaurant que ce qu’on imaginait, mais quand pour quelques euros on peut se régaler de salades et grillades pourquoi se priver. Surtout quand sur le menu on trouve des pépites pareilles !!! Hahaha 😀 (want au lieu de won’t)

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