L’auberge espagnole au Tadjikistan

Quelle excitation lorsque nous avons passé la frontière tadjike ! Comme on vous le racontait dans nos derniers articles, après la platitude ouzbèque nous étions très très heureux d’arriver au Tadjikistan ! Enfin nous allions retrouver les montagnes !

Nous avons découvert la « Pamir Highway » l’an dernier lors d’une chaude après-midi en Turquie. Après avoir visionné plusieurs vidéos de cyclistes l’idée a germé en nous : nous aussi nous voulions parcourir à vélo la seconde plus haute route du monde !

La route entre la frontière et Dushambe la capitale n’a pas grand intérêt à part les nombreuses photos du président tadjik qui jalonnent la route : le président auprès des enfants à l’hôpital, le président qui inaugure un pont, le président qui se balade dans les champs. On a beaucoup ri !

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Pamir map

Notre route au Tadjikistan. Depuis Dushambe nous avons choisi de parcourir la route Nord, plus difficile, et selon nos sources une bonne préparation pour la vallée du Wakhan que nous avons prise depuis Khorog.

Arrivé à Dushambe, et en l’absence de Véro la fameuse Warmshower qui sauve tous les cyclistes qui roulent dans le Pamir nous avons été au Green House Hostel, un vrai repère de voyageurs à vélo. Lorsque nous sommes arrivés il y avait déjà une dizaine de vélos dans la cour intérieure. Ca s’annonçait bien, on allait pouvoir récolter des infos et bien se préparer !

Nous avons alors contacté Cécile et Edouard, des amis d’amis aussi en voyage à vélo avec qui nous échangions sur Whatsapp depuis l’Iran ! Bingo ils partent demain matin pour la route Nord mais nous proposent gentiment de venir boire une bière au Greenhouse Hostel. On passera une bonne heure à papoter vélo, tout le monde parle en même temps, on a tant de choses à se raconter ! Et super surprise nous retrouvons aussi l’écossaise et l’irlandaise croisées à l’ambassade Ouzbèque à Téhéran appelées dans la suite des articles les « Shonas » (elles ont le même prénom !). On est super heureux de se retrouver et on ne sait pas encore qu’on va passer un mois à rouler avec elles !

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De gauche à droite, Martin, Flo, Edouard, Cécile, Scottish Shona et Irish Shona !

On passera trois jours à Dushambe à nettoyer nos affaires et vélos, faire des provisions pour les jours qui viennent, réparer nos vélos, et boire des bières en joyeuse compagnie. Martin fera aussi des analyses à l’hôpital iranien sur les recommandations de Vero (ne partez pas dans le Pamir avec des problèmes de ventre !) car son ventre n’est pas au top depuis l’Ouzbekistan. Et il a bien fait puisqu’on lui a diagnostiqué des vers : traitement de plusieurs semaines prévu pour s’en débarrasser. Heureusement les Shonas qui sont toutes les deux vétos nous rassurent en nous disant que ce sont de gentils vers, souvent ceux que les chiens ont en Europe 😉 Parfait, on est rassurés ! Hihihi. Flo aura aussi quelques jours de traitement et son ventre ira bien mieux après !

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Spanish Marc en pleine réparation de vélo. Séchage des tentes et sacs de couchage.

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Un délicieux camembert en boîte (can de qualité supérieure comme indiqué sur le paquet)

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Toujours cette architecture si particulière des -stan countries !

Le jour du départ, sans l’avoir vraiment prévu nous partons à 7 : les Shonas, spanish Marc mécano vélo à Barcelone qui a soigné les vélos de tout le monde ces derniers jours, Witali un allemand qui roule avec spanish Marc depuis la Turquie, et german Marc qui est arrivé il y a quelques jours à Dushambe par avion, mais a du attendre son vélo jusqu’à ce matin. Il a tout monté rapidement et peut donc aussi partir avec nous !

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De gauche à droite les Shonas, spanish Marc et Flo

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Sortie de Dushambe

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Pic nic et petit thé. De gauche à droite, german Marc, Witali et spanish Marc. (C’est la dernière fois que les deux Marc se donneront à coeur joie sur les restaurants 😀 )

Le premier jour reste assez urbanisé, nous sortons de Dushambe et commençons à traverser quelques villages, mais nous restons sur de l’asphalte.

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Premier bivouac tous ensembles, les Shonas ont préparé un petit feu et on a ressorti les doudounes !

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C’est parti pour le deuxième jour ! Witali, german Marc, spanish Marc, Martin, Flo et les Shonas !

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Lorsque nous traversons les villages tous les enfants viennent nous faire des High 5’s !

 

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Départ chenille pour notre deuxième jour tous ensembles !

Le deuxième jour les paysages sont très verts et nous avons déjà l’impression d’avoir quitté Dushambe depuis longtemps ! Nous commençons à rouler sur des pistes parfois bien raides et caillouteuses. La route est superbe et longe une rivière large, trouble et marron. On commence à réaliser que ça y est, on y est !

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Le vélo de Marc en « bikepaking » : uniquement sacoche avant, sacoche de cadre et de guidon qui permettent d’être plus léger et d’améliorer les sensations sportives VTT. Marc est ambassadeur pour la jeune marque allemande de vélo Bombtrack, Martin a essayé son vélo et il est fan ! (Futurs voyages ?! ;))

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Premières pistes tadjikes, Flo prend son temps mais ça roule !

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On suit la rivière ! Elle est belle ❤

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Spanish Marc intrigue un tadjike avec ses grandes boucles d’oreille en bois

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La classe à la tadjike

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On en prend déjà plein la vue !

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La fameuse descente où la roue libre de Flo commence à faire des siennes…!

On fait nos courses et nos réserves d’eau pour le soir dans un village, dont nous sortons par une belle descente asphaltée. C’est ici que Flo entend les premiers clicclic du dérailleur qui saute à cause de la roue libre bloquée… La suite vous la connaissez, une combinaison d’étoiles et de solidarité qui nous permet, seulement trois jours après le début du problème de retrouver notre fine équipe !

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Bivouac avant de retourner en stop à Dushambe. C’est ici en une seule soirée que tout s’est réglé grâce à une superbe chaîne de solidarité !

72h après, le matin nous retrouvons donc notre fine équipe après une nuit sur la terrasse d’une guest house. Nous y sommes arrivés dans la nuit à 2h du matin. Tout le monde dormait (enfin c’est ce qu’on pensait) et nos deux petits « lits » nous attendaient !

Malheureusement la nourriture tadjike a fait son effet sur nos amis, spanish Marc a passé la nuit entre son sac de couchage et les toilettes et ce matin german Marc et Witali ne se sentent pas bien. On décide donc de rester une journée ici à Kalaikhum pour que tout le monde reprenne la forme. Au programe lecture, papotage, etc.

Le lendemain matin c’est au tour de Shona de se sentir mal… Pour vous dire que le Tadjikistan est un vrai challenge pas que sur le plan sportif. On passe pour le moment entre les mailles du filet mais pas pour bien longtemps. On décide de partir quand même et d’y aller tranquillou. A partir de Kalaikum nous longeons la frontière afghane. L’Afghanistan est en face de nous, seule la Panj river nous séparent !

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Un petit kitty s’est glissé dans notre sac vieux campeur !

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On parle itinéraire et cartes

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Whaouuuuuu effect !

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La fine équipe

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Spécialité des Shonas : la crevaison 😉

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Irish Shona toujours en pleine forme !

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Village afghan

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La classique pause pour faire le plein d’eau pour le bivouac

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Pendant quatre jours nous roulons pour atteindre Khorog le long de la rivière Panj, parfois très étroite avec des falaises escarpées et minérales, parfois plus larges et vertes permettant quelques cultures. Dans les quelques villages traversés nous sommes accueillis par les High 5’s des enfants (parfois difficile d’y répondre au vu de l’état de la route), par deses « What’s your name ? » et des « How old are you ? ». On décide que toutes les filles s’appelleront désormais Fatimah et les garçons Mahmoud ce qui donne lieu à de nombreux fous rires !

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Les camions chinois sur l’étroite M41 (oui c’est bien une highway tadjike !)

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Bon, on achète quoi pour ce soir ? Boouuuuuuuuuh !!!

Nous découvrons avec une joie non dissimulée les fameuses épiceries tadjikes dont on avait lu les mérites sur d’autres blogs : gâteaux secs en vrac (qui sont soit mous lorsqu’ils sont censés être croustillants, soit durs quand ils sont censés être moelleux !!!), boîtes de thon à l’allure douteuse (en gros sélection des pires morceaux marrons et os de poissons), et pâtes en vrac qui à la cuisson sont collantes à l’extérieur et pas cuites à l’intérieur. Notre régime quotidien midi et soir est constitué de pain, ketchup et mayonnaise.

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Au coucher du soleil, juste avant de trouver un bivouac.

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Quand un militaire arrête Martin pour lui demander de l’eau et pour prendre une photo !

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Nous qui ne buvons jamais de soda habituellement, ils font partie de toutes nos pauses, surtout si on a la chance de trouver du fanta !

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Butin de l’équipe pour les pauses : on trouve partout des snickers qui sont devenus notre snack favori, et le régime de Witali qui parfois en fait son déjeuner ou son dîner !

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Mmmmmhhh quel délicieux pic nic ! On a trouvé de la mayo c’est le grand luxe 😉

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Boucherie ambulante : un cadavre dans le coffre !

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Passage de notre dernier checkpoint avant Khorog : assez magique en terme de décors ! Des théières partout sur le rebord de la fenêtre, une table et un grand cahier où un officier appliqué note après avoir tracé le tableau à la règle toutes les informations nécessaires sur les cyclistes de passage !

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La fine équipe, dernier jour avant d’arrivée à Khorog ! La « worm » pause ! (en hommage aux vers de Martin)

Avant d’arriver à Khorog c’est l’anniversaire de Witali ! Ce matin c’est donc atelier gonflage de ballons (trouvés par chance hier) et un joyeux anniversaire avec pour gâteau… des snickers bien sûr !

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On se cache tant bien que mal derrière la tente pour l’atelier gonflage des ballons !

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Happy birthday Witali ! Les ballons n’ont pas survécu bien longtemps à l’épineuse végétation de notre bivouac !

Pendant notre dernière journée avant d’arriver à Khorog notre fine équipe s’agrandit ! Nous roulons maintenant à 9. En effet Marie qui vient de Konstanz en Allemagne était avec nous à Dushambe mais devait attendre son ami Bernard qui avait dû retourner pour une semaine à Berlin avant de pouvoir reprendre la route ! Ils nous ont rattrapé ce dernier jour après avoir pédalé bien efficacement 😉

Nous avons pu donc fêter tous ensembles autour d’un bon repas (une sauce tomate maison, vous y croyez ?!!) et de bières fraîches si longtemps désirées, l’anniversaire de Witali ! Quelle bonne soirée à rigoler tous ensembles !

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De gauche à droite Bernard qui nous a rejoint, german Marc, spanish Marc, Witali, Martin, les Shonas, Marie et Flo !

Ce sont nos derniers moments avec spanish Marc (qui ne laissera pas Witali abandonner le Pamir), Witali (qui en a marre des pistes et choisit donc la M41 qui est asphaltée sur de plus longs tronçons) et german Marc (pris par le temps car il a RDV avec des amis au Kirghizistan). En effet après Khorog ils vont emprunter la M41 alors que nous nous engageons dans la vallée du Wakhan. C’était la première fois que nous roulions plusieurs jours avec d’autres cyclistes, à 7 puis 9 qui plus est ! Et c’était le début d’une formidable expérience humaine pour nous, le groupe a super bien fonctionné et était une véritable auberge espagnole ambulante ! C’est amusant comme nous étions tous des clichés de nos pays respectifs : spanish Marc toujours partant pour une sieste après le pic-nic et avec un accent espagnol à couper au couteau qui nous a valu tellement de fou-rires, Witali toujours le premier à proposer « Let’s go » après les pauses, german Marc super organisé, les 2 Shonas en profs d’anglais et qui se chamaillent sur les expressions à utiliser selon l’Ecosse ou l’Irlande et nous les deux frenchys à toujours parler de nourriture ! Et ça a continué ensuite avec Marie et Bernard les deux allemands parfaits, toujours les premiers à avoir planté la tente, et les premiers à être prêts le matin et bien sûr Bernard toujours « accurate » sur les heures de réveil, les dénivelés et les km restant jusqu’à la prochaine pause.

Mais la pause à Khorog a encore frappé ! Une fois de plus (première fois à Kalaikhum) quand nous nous ne bivouaquons pas le manque d’hygiène tadjik se rappelle à nous et cette fois c’est Martin qui se sent mal… Suivi le lendemain par Flo et german Marc …! La suite dans notre prochain article !

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Martin affalé sur son matelas se repose pour aider son organisme à lutter contre les microbes tadjikes !

Les 10 000 km depuis Paris !

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Nous avons franchi les 10.000 km parcourus à vélo depuis Paris ! Et c’était à plus de 4000m d’altitude ! On a retrouvé internet et les pizzas depuis quelques jours, les nouvelles arrivent 🙂 On a hâte de vous raconter le Tadjikistan qui est de loin le pays qui nous a le plus marqué depuis le début de notre aventure…

Quand les étoiles s’alignent au Tadjikistan 

Il y a des moments où l’on a l’impression d’avoir une bonne étoile, voire une constellation de bonnes étoiles au dessus de nos têtes. Tout commence par une mauvaise nouvelle…

Après avoir passé 4 jours à Dushanbe – capitale du Tadjikistan – pour préparer notre départ pour le Pamir et attendant aussi que l’Aid (fin du ramadan) puis la fête nationale soit célébrées, nous nous décidons à partir avec notre nouveau groupe d’amis cyclistes recnontrés au GreenHouse Hostel à Dushambe.

Les deux premiers jours se passent bien, nous sommes très vites plongés dans la nature impressionnante qui nous guide doucement vers le Pamir. Et c’est très sympa de rouler à plusieurs, il y a une super ambiance dans le groupe, on rigole beaucoup !

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Il fait encore très chaud, on en prend plein la vue, mais le deuxième soir, après une jolie descente sur piste, Anne-Flore entend sa roue libre se coincer… Aucun doute, c’est au tour de Flo de voir son moyeu shimano XT rendre l’âme…

Il est 17h, on annonce à notre groupe de cyclo que nous devons nous arrêter, et trouver un spot pour camper.

Le compte à rebours est lancé sans qu’on le sache vraiment. On sait déjà qu’on va avoir du mal à trouver de quoi réparer le moyeu de Flo ici au Tadjikistan. Lorsqu’on avait changé le moyeu de Martin à Téhéran, on avait beaucoup hésité à changer celui de Flo « au cas où cela casse dans le Pamir ». On avait fait le choix de ne pas le changer, c’est bizarre de remplacer une pièce qui marche. Et on se disait que pour le moyeu de Martin c’était juste de la malchance. Finalement c’est exactement ce qui s’est passé : le moyeu a cassé après seulement deux jours d’alternance piste/route goudronnée. Heureusement nous n’étions encore pas trop enfoncés dans la pampa tadjike.

Nous trouvons un lieu pour camper au bord d’une énorme rivière boueuse. Nous nous sentons déjà au milieu de nulle part. D’ailleurs on ne capte quasiment plus.

Premier réflexe, téléphoner à Véro (la fameuse et légendaire warmshower de Dushanbe, connue par tous les cyclos passés en Asie centrale). Elle est française et travaille pour l’UE depuis 4 ans à Dushanbe. Véro nous confirme que l’on ne trouvera pas de pièces détachées ni de roue entière au Tadjikistan. Il n’y en effet aucun magasin de vélo ici, et ni DHL, ni Fedex ne marche en ce moment… Martin s’imagine déjà devoir retourner en Iran chercher les pièces à remplacer…

Véro qui accueille dans son jardin environ 200 cyclo par an, nous indique qu’un certain Victor arrive dans 3 jours à Dushanbe depuis la France. Ni une, ni deux, on contacte Steve à Paris pour savoir s’il peut trouver les pièces manquantes.

Par pur hasard, Steve était chez Rando-cycle quand il a reçu notre message(un des meilleurs magasins de paris pour les voyageurs à vélo). Steve me rappelle via whatsapp et me passe le gérant du magasin. En 10 minutes, les pièces sont achetées !

Mais encore faut il réussir à contacter le fameux Victor. Entre temps, Véro réussi à lui envoyer un mail avec la liste des composants souhaités, et elle nous apprend aussi que Victor habite à Annecy… A priori il ne viendra pas à Paris… Véro appelle aussi Steve (!!!) puis Steve réussi à contacter Victor. C’est confirmé, Victor ne repasse pas à Paris.

On est vendredi soir, le vol de Victor part dimanche matin et arrive lundi matin à Dushanbe. Il faut donc rapidement trouver une solution pour donner les pièces à Victor !

Nous sommes dans le noir avec la frontale en train d’essayer de nous battre pour capter un tout petit peu d’internet via le téléphone d’un de nos amis en haut d’une colline !

Il est 20h en France (23h ici), on envoie un message groupé à nos amis en France pour savoir si des gens se rendent dans le sud vers Lyon pour le weekend. Sophie nous répond dans la foulée : elle part à Grenoble 40 minutes plus tard depuis la gare de Lyon et se propose d’aller le lendemain donner les pièces au fameux Victor à Annecy. (Merci Sosoooooo)

On met donc Steve et Sophie en contact, Steve accepte de quitter ses copains et sa bière pour filer de toute urgence gare de Lyon avec notre nouveau moyeu et les rayons !

Il est minuit ici, nos amis cyclistes dorment déjà, Martin est toujours dans le noir sur sa petite colline pour capter les quelques signaux internet disponibles. Sophie nous confirme qu’elle a eu Victor au téléphone et qu’ils se retrouveront le lendemain à Annecy !!!

Pfff, quelle soirée ! Et que de chance pour les Pralines !

Après une courte nuit, nous quittons nos amis cyclistes pour repartir à Dushanbe en stop. On se met d’accord d’essayer de se retrouver sur la route, car dans le groupe, Marc le catalan est mécano de vélo à Barcelone, il pourra donc rayonner notre roue.

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Snif, on était bien avec eux…

C’est parti pour une séance de stop à vélo. Il s’agit de retourner à Dushanbe à 160km d’ici sur des pistes plutôt dans un sale état 🙂

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Anne-Flore part dans une première voiture plutôt confortable. Elle dormira la plupart du trajet comme à son habitude (!!!). Martin quant à lui se fera prendre en stop par un camion rempli de moutons se rendant à l’abatoir.

Arrivée vers 14h, Flo passera l’après midi à attendre Martin dans son camion de mouton. Pour lui c’est parti pour une journée mémorable : vélo dans le caca de mouton, suivi de 3 pauses pour refroidir le moteur du camion, le tout rythmé par 9 contrôles de police (un petit billet suffi pour nous laisser repartir, mais au bout de 9 fois, cela fait un petit budget !). C’est parti pour 6h30 de route sinueuse, musique à fond, le chauffeur surexcité à chaque nouvelle chanson. Les paysages sont magnifiques, et en voiture, on a un peu plus le temps de contempler la route coincée entre les montagnes et la rivière boueuse qui emporte tout sur son passage.

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On se retrouve finalement à notre ancien Hostel où l’on rencontre François et Trudie – cinquantenaires – qui reprennent la route en commençant par le Pamir. On savait du premier coup d’oeil qu’ils étaient français avec leur autocollant de la CCI (Cyclo Camping International association qui fait notamment un super festival sur le voyage à vélo tous les ans à Vincennes). Il s’avère que François a travaillé pendant 17 ans chez Rando-cycle à Paris. C’etait lui qui faisait les cadres acier sur mesure pour rando-cycle !!!! Ils nous proposent gentiment de décaler leur départ pour monter la roue d’Anne-Flore !!! Wahouuuuu !!!!

21h30 on arrive chez Véro la warmshower qui nous a énormément aidé jusque là. Nous n’avions pas pu la rencontrer lors de notre premier séjour à Dushanbe car elle était en déplacement. Dans notre malheur nous sommes donc réjouis à l’idée de la rencontrer et de passer quelques jours chez elle.

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Chez Véro, c’est ambiance colonie de vacances entre cyclos venus du monde entier. Repas à 15 autour de la table et jardin rempli de tentes ! C’est aussi l’occasion d’échanger sur nos expériences respectives et récolter les bons conseils d’itinéraires, connaitre la localisation des magasins, des points d’eau pour le mois à venir.

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Après une journée à prendre soin de nos vélos, et re-préparer nos sacoches et courses, nous sommes déjà lundi – jour d’arrivée du fameux Victor ! Martin – trop excité – se lève à 6h45 mais Victor n’est pas encore là. 8h30 Victor est accueilli en héros par tous les cyclos présents qui savent qu’il nous apporte un nouveau moyeu ! C’est vraiment notre Père-Noël !

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Petite photo souvenir avec Véro et Victor

Allez hop, on file à l’auberge où séjournent Trudie et François pour le rayonnage de la roue d’Anne-Flore.

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Martin est tout heureux d’avoir un cours particulier de rayonnage de roue par l’artiste François !

14h on file à la gare de taxi-jeep pour essayer de rejoindre nos amis qui ont déjà attaqué le premier col à 3000m.

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Les vélos bien attachés sur le toit de la jeep

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Dans quelle jeep on la met celle là ? 🙂

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Notre voiture est pleine à craquer mais nous sommes bien entourés !

On part à 17h dans une jeep chargée, heure d’arrivée prévue 22h et nous arrivons à 2h du matin après avoir roulé sur des pistes le long de la rivière Panj qui sépare la Tadjikistan de l’Afghanistan. Les gigantesques montagnes qui nous entourent sont éclairées par la lune. Entre fatigue, excitation, et paysages extraordinaires, nous sommes déjà replongés dans le voyage…

Encore un énorme merci à toutes les petites étoiles  ✨ ⭐🌟🌠qui nous ont aidés à résoudre ce soucis mécanique en un temps record !!

Vélo bikram en Ouzbékistan

Vous connaissez le yoga bikram ? Ca fait fureur à Paris 😉 Le principe est de faire du yoga dans une salle chauffée à 40°C. On a testé en version vélo en Ouzbékistan, entre nous c’est vraiment trop chaud !

On a pas eu trop de soucis à la douane, on savait que les ouzbèques pouvaient être un peu tatillons, mais on a pas eu droit à une seconde fouille intégrale des sacoches, juste celle des médicaments ! Plus un bon tas de papiers à compléter !

De la frontière à Bukhara nous quittons progressivement le désert et découvrons les célèbres champs de coton ouzbèques. La culture du coton date de l’ère soviétique et a été intensifiée dans les années 60. Malheureusement cette culture nécessite beaucoup d’eau et de pesticides et dans ces régions très chaudes, les fleuves Amou-Daria et Syr-Daria ont été détournées pour répondre aux besoins de cette culture intensive. La mer d’Aral alimentée par ces deux fleuves a perdu 75% de sa surface depuis 1960 (Wikipedia), avec d’importante conséquences écologiques (disparition de toutes les espèces endémiques de poisson), sanitaires (pesticides accumulés au fond de la mer maintenant en surface et balayés par les vents entrainent de nombreux cancers pour les populations alentours ainsi qu’une mortalité infantile importante). On n’a pas vu ce qui reste de la mer d’Aral qui est bien plus au Nord que notre parcours mais on a constaté le nombre important de champs de coton, parfois complètement immergé entrainant une forte humidité dans ce pays au climat normalement plutôt sec.

Dès le premier soir nous avons pu rencontrer des Ouzbèques ! En effet nous visions un hotel pour nous reposer de nos 5 jours marathon turkmènes mais la plupart des hotels en dehors des grosses villes refusent les étrangers. Après deux refus, nous avons finalement frappé chez une gentille famille qui a accepté que l’on plante la tente dans leur jardin ! Nous avons pu échanger un peu grace à notre guide de conversation russe !

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Super spot de camping chez l’habitant

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Petit déjeuner au frais

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On arrive à Boukhara !!

Le lendemain midi nous arrivons dans le centre de Boukhara par de petites ruelles. Après le Turkmenistan quel plaisir de retrouver de beaux centres villes ! Et des restos ! Pour nos premiers repas à Boukhara on se gave des spécialités locales : plov (poëlée de riz avec raisins sec, carottes et pois chiche), raviolis, brochettes… Résultat des courses, Martin est cloué au lit pour une journée, Flo se sent juste un peu ballonnée. Apparement la cuisine riche en huile de coton peut être délicate à digérer pour nous, mais aussi les conditions d’hygiène ne sont plus les même qu’en Iran. Nous prenons une sage décision, pour continuer à rouler et nous sentir en forme, nous cuisinerons désormais nous même. Et nous avons tenu jusqu’à maintenant (nous sommes à Dushambe au Tadjikistan) ! Même si la chaleur a parfois rendu les heures de pédalage après déjeuner difficiles, nous n’avons plu eu de problèmes digestifs !

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Encore dans l’euphorie culinaire… Plus pour longtemps !

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Mémorable bataille d’eau !

On a été assez fascinés par Boukhara, ses mosquées et madrassas (écoles coraniques). On se souvenait du jour où on avait découvert quelques photos en planifiant le voyage. Et là ça y est, on y était pour de vrai, et on était arrivés avec nos vélos ! Quelle satisfaction 🙂

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Boukhara au coucher du soleil, le meilleur moment pour visiter tant pour les couleurs de fin de journée que pour la fraicheur !

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LE spot d’espresso : pour se sentir un peu à la maison !

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Le dôme poilu (des petites herbes lui poussent dessus !)

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Après avoir profité de deux jours de repos à Boukhara nous avons repris la route pour Samarcande. On a bien poussé pour faire les 300 km en trois jours car pour tout vous avouer entre les routes plates et droites; la chaleur infernale, les champs de coton ou de blé à l’infini, on avait qu’une envie : rejoindre au plus vite le Tadjikistan pour retrouver un peu de relief et de fraicheur !

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Il fait trop chauuuuud !

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King size beers : bouteille de 2L et cannette de 1L !!!

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Martin a adopté un petit kitty !

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Sourires, chaleur et couleurs !

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Fatiiiigue et chaleur !

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Sur le chemin de Samarcande nous avons pu une nouvelle fois expérimenter la gentillesse des Ouzbèques. Nous avons plusieurs fois pu planter la tente dans leur jardin, et nous avons également rencontré pendant nos courses du midi un professeur de maths. On n’avait pas réussi à trouver de fromage pour nos sandwich, et on avait continué un peu à rouler avant de pique niquer. Alors qu’on est installés à une terrasse il nous rejoint avec un énorme morceau de fromage ! Il a été en chercher pour nous et ensuite a roulé tout doucement pour nous retrouver. Adorable !

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Notre sauveur de fromage !

Nous sommes arrivés à Samarcande au coucher du soleil et notre Guesthouse était juste à côté du Registan. C’était assez incroyable d’arriver devant ces monuments qui nous ont fait rêver quand on préparait le voyage à Paris.

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Arrivée au Registan à Samarcande au coucher du soleil

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Dans notre guesthouse nous avons retrouvé deux motards français croisés sur la route et rencontré d’autres français. Ca nous a fait du bien de passer une soirée à papoter en français, de nos différentes expériences du voyage, de nos problèmes de digestion et de nos envies de bonne nourriture ! On le savait mais l’Asie centrale n’est clairement pas une destination gastronomique 😉

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La bande des frenchies !

Cette petite pause a permis à Martin de changer nos chaînes (explications à venir dans la gazette du mécano !) et de nous promener tranquillement dans Samarcande. Généralement plutôt en fin de journée avec les belles lumières du soir et les températures plus clémentes !

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Atelier maintenance des chaînes par Martin le mécano !

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Le monde est petit, alors qu’on se ballade on rencontre Fahrad un iranien qui nous a aidé par téléphone avec notre problème de moyeu ! Cette fois on se rencontre en vrai, et on le croisera à nouveau au Tadjikistan !

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Après Samarcande enfin les montagnes sont de retour ! Même si quelques journées sont encore assez plates nous sommes sur de plus petites routes et les paysages vallonnés nous remettent le moral !

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Quand la biquette ne veut pas avancer, la brouette est plutôt efficace !!

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Majestueux Martin dans un majestueux parc vide

Nous campons au bord d’un petit lac où nous pouvons filtrer de l’eau pour la soirée et où une famille nous accueille gentiment sur sa terrasse. On nous offre de délicieux fruits et du lait. Les Ouzbèques nous ont toujours ouvert la porte pour camper dans leur jardin, ils nous apportent à manger mais nous laissent seuls et mangent séparément. D’un côté ça nous fait du bien d’être au calme après une journée de vélo et on préfère toujours cuisiner notre nourriture mais à la fois on n’a pas pu beaucoup échanger avec eux, de toute façon très peu parlent anglais.

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Montage de la tente sous le regard avisé des enfants de la famille

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Filtration au coucher du soleil

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On a encore bien chaud même s’il y a plus de relief. Alors le midi généralement la sieste est de mise ! Nous trouvons toujours de petits markets pour faire nos courses mais le choix est plutôt limité !

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Quand tu pic nique près d’un stand de pomme et qu’on t’apporte ensuite de confortables matelas pour la sieste, que demander de plus ?

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Plus on s’est approchés du Tadjikistan plus c’était aride avec moins de cultures. Nous avons trouvé un super camping spot entre deux cabanes de bergers. Invisible depuis la route, plutôt calme, l’emplacement idéal. Hélas après la nuit tombée la première camel spider est arrivée (on n’a pas de photos mais une petite recherche Google vous donnera une impression de la bête), et a été suivie par 5 de ses congénères à différents moments de notre soirée ! Elles ne sont pas vénéneuses mais assez impressionnantes, surtout de nuit quand elles sont attirées par la lumière de la frontale et donnent l’étrange impression de nous foncer dessus ! Autant dire que Flo était plutôt ravie de pouvoir de réfugier dans la tente une fois toutes les affaires rangées !!!

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Rencontre avec un petit âne dans la cabane des camel spiders

 

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En Ouzbekistan il est impossible de trouver de l’essence, nous avons donc du nous en procurer au marché noir (pas si noir que ça puisqu’il est très facile de trouver des vendeurs ambulants au bord de la route). La plupart des voitures roulent au gaz et les stations essences du bord de la route sont maintenant abandonnées ! Nous qui avons l’habitude d’y trouver toujours de l’eau et des goûters nous avons du faire plus de provisions dans les markets !

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Essence « fanta » pour notre réchaud !

Nous avons pu dormir à la belle étoile à quelques kilomètres de la frontière tadjike chez une adorable famille, quel plaisir d’avoir un peu d’air et pour une fois pas de moustiques !

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Depuis l’Ouzbékistan les boulangers sont fréquents en bord de route et l’odeur du bon pain cuit dans des fours en terre nous met régulièrement l’eau à la bouche ! Encore une fois Martin a parlé de son cousin boulanger 🙂 Et voici comment le pain est fait ici !

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How to cross Turkmenistan in five days with a bike ?

This article aims at helping our fellow cyclists who want to cross Turkmenistan in 5 days. We did from Serakhs border with Iran to Farap broder with Uzbekistan between the 8th and 12th of June 2017. The challenge is to cycle the roughly 500km in 5 days. We share with you where we found water and how we dealt with heat.  Feel free to add any comments if informations are not correct anymore.

Customs : It takes time in both iranian and Turkmen customs. We arrived at opening time at iranian border around 8am. Have in mind that iranian are not very in a hurry. Border was opened but nobody to check your luggage and your passport… We had to wait 45min before someone came after Martin made its best to attract attention 🙂 Then we had the usual interview with iranian policemen (What did you do in Iran? Do you have a camera? Show me yours pics…). Then it took around 30 minutes to get our passeports checked. After a few more checks, we arrived at Turkmen customs…

We knew it before but it is very annoying to fill papers up, to go to another desk to pay then come back and finally have all luggages searched for every detail. They were 6 people opening all our luggages, and one of our strong painkillers (not with codeine though)  were forbidden in Turkmenistan. I think it did not help to accelerate the process… A lady called her boss, then long discussion and finally no fine and a stamp on the passport. It was already 11am when we arrived in Serakhs to change money and to buy water and food.

Water and food supplies

You can use the map below which shows where we can find water (and food). Hardest part is day 1 and after in the desert.

From Serakhs to Hauz-Han there is only one shop which is very close to Hauz-Han. We did not know that before and we carried water in case we had to spend the evening on the way.

Money exchange

It is possible to exchange money at the border with those guys waiting for you just after the customs. We did change our dollar in a painting shop (see map and picture below). We had 6 manat for 1$. The official rate is very bad compared to the one you can get in black market.

We changed 120$ but it was way too much! It also depends on if you go to hotels on the way. In Hauz-Han you can pay in manat (It was roughly 10$ each). Most of the others hotels you can pay in dollars. We managed to change our extra manat before crossing the Uzbekistan border. I don’t think it easy to change after the border.

Day 1 – 110km Serakhs (Iran) Hauz-Han 

It was the hardest day. We cycled from Iran border to Hauz-Han to reach the hotel. We started at 12am and it was already very hot. There is almost no shadow in the desert to cool down… And it was around 40°C…

We brought 22L of water with us in case we had to camp. It is incredible how much water you can drink when it is that hot, and your bikes become very heavy then… The road is sometimes not bad, and sometimes very bad.

We had to cycle at night because the end the road is very wet because of irrigation and there are a lot of mosquitoes so we did not want to camp there. We finally arrived at 9:30pm in Hauz-Han.

Day 2 – 120 km Hauz-Han / ~ Zakhmet 

From this day we started making long break in restaurants with A/C to avoid cycling between 2:30pm and 4pm. Lunch break in Mary. Easiest day with not a lot of wind.

Day 3 – 110km  Zakhmet – Repetek

From this day we had a headwind while cycling which is very depressing! Shops are more and more distant from each others.

Take care with water in order to carry enough with you. We had a wonderful night in the desert!

Day 4 – 97 km- Repetek- Turkmenabat 

We really started getting crazy with this flat, hot, boring road. We managed to reach Turkmenabat and offered a « treat » with a « luxury » state hotel 🙂 There are two prices, the one for local people and the one for foreigners which is higher.

Not a lot of shops on this part. Use the maps to know where to find water and food. The only motivation was to get out of the country.

Day 5 – 40km to reach the border 

We did not put the alarm clock to rest a bit and enjoyed a small sightseeing in the city. Getting out of the country is way much easier than entering it.

We were really happy to achieve that challenge but we did not know the Uzbekistan would be flat and very hot for the next coming 600km…

TGV ou le Turkménistan Grande Vitesse ! 

Jour 1

6h45 réveil, aujourd’hui départ pour les douanes et pour attaquer le Turkménistan ! Du côté iranien, personne ne semble pressé. Nous, on voit juste l’heure tourner et les températures monter… Du côté turkmène, on n’est pas là pour blaguer. Fouille des sacoches dans les moindres détails par 6 personnes en rang d’oignon. Chaque médicament est ausculté, notre popote vérifiée, on doit parfois faire des mimes pour expliquer la fonction de chaque objet que l’on transporte avec nous.

11H on sort des douanes après 3h avec notre précieux tampon. Première victoire. Il commence déjà à faire très chaud. Direction le village frontalier de Serakhs. On cherche le « magasin de peinture » qui semble t-il permet de changer des dollars en manat (monnaie locale). On attaque les courses pour la journée de vélo et l’éventuelle nuit dans le désert. La première ville est à 100km. Nos vélos s’alourdissent de 22L d’eau.

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Les femmes sont désormais vétues de jolies robes colorées. Cela nous change des grands voiles noirs en Iran.

Il est 12h, il fait déjà 40°C à l’ombre, c’est parti pour la route qui alterne entre goudron défoncé, sable et cailloux.

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Pause déjeuner sous un arbuste avec couverture de survie pour un semblant d’ombre le vent est chaud, on n’a pas trop l’appétit, mais on se force à manger pour la suite de la journée.

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Difficile de refroidir avec un vent brulant et le sol qui rayonne

Bouteille salvatrice de coca frais offerte par 4 turkmènes et un russe au milieu de nulle part. Ils proposent deux fois des bières à Martin !

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Vers 17h on reprend des forces car les températures baissent, il doit faire 36°C, ce qui permet de rouler un peu plus vite : 15km/h ! La journée est épuisante car on doit en permanence fixer le sol du regard et slalomer entre les trous avec un vélo bien chargé.

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Une bouteille d’eau et de coca avalée en 5 min, on repart !

Le soleil se couche vers 20h, on décide de tirer encore 20km pour atteindre la ville et l’hypothétique Hotel que l’on voit sur le GPS.

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Fin de route à la lampe frontale. On arrive finalement à 21h30 à l’hôtel de Hauz-Han dans un sale état : fatigués et remplis de sable et de poussière.

 

Première bière bien fraiche depuis bien longtemps : on a la tête qui tourne. Nombre de litre bus : 14L sans camper (et très peu de pause pipi ^^)

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Petit plaisir bien mérité après l’Iran et cette difficile journée

Jour 2

Réveil 7h pour faire la « grasse matinée », on nettoie les vélos qui sont remplis de poussière et de sable. Le vent n’est pas trop fort aujourd’hui.

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C’est reparti pour le russe car de retour dans l’ancienne Union Soviétique. TV, radio, et musique russe désormais dans les cafés et restaurants.

 

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#KittySession

 

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On l’embarque ?

Les paysages sont plus vert car la zone est irriguée. On croise quelques monuments démesurés qui nous rappellent Skopje – la capitale de la Macédoine.

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On s’offre un petit restaurant à Mary, on s’y arrête 2h entre 14h et 16h pour éviter la fournaise. Le soir, on arrive devant un café qui fait hôtel nous disent les gens attablés. Finalement non. Mais on peut camper derrière, parfait ! Après une bière, une douche à l’aide d’un mini seau et un diner rapide, on se prépare à s’installer. Mauvaise nouvelle, les toilettes sont toutes proches de là où on pensait poser la tente (dans notre soulagement de trouver un endroit pour dormir on avait pas fait attention)… En plus on entend beaucoup le bruit de la cuisine. Bon on marche un peu pour essayer de camper dans les champs derrière. Fail, y’a pas de coin plat. On retourne derrière le café. On se trouve finalement un coin un peu à l’écart de la cuisine et des toilettes. On installe juste l’intérieur de la tente car il fait super chaud. On s’endort. 30 min après il se met à pleuvoir, on doit installer la surtente ! Bref on a quand même pas trop mal dormi !

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Jour 3

Réveil avec le soleil et le bruit des cuisines. Il nous restait une fin de « Nutella » iranien dans les sacoches pour le petit-déjeuner, c’est parti pour notre troisième journée où l’on attaque le second désert avec des dunes cette fois ci. Excitation dès les premières dunes, mais notre enthousiasme est vite calmé par un fort vent de face qui se lève (et qui ne s’arrêtera plus jusqu’à Bukhara en Ouzbékistan).

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Le slalom entre les trous reprend par période, on commence à sentir nos fesses et nos bras. Première pause dans un café : deux hommes viennent papoter avec nous. Ce sont ces iraniens ! (Ahhhh les iraniens) De leur côté les turkmènes sont plutôt indifférents à notre présence. Les routiers iraniens nous offrent des gâteaux (les préférés de Flo en Iran fourrés chocolat noisette) et un « gorme sabzi » (plat iranien) en boite. Parfait pour notre bivouac de ce soir !

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14h Pause dans un « café-resto » où l’on peut manger dans des box climatisés. On se vêtit d’un pull pour ne pas attraper froid alors qu’il fait 45°C dehors ! Mais cela fait du bien de pouvoir faire baisser la température du corps.

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Le resto nous fait payer pour notre heure de sieste..! On paye mais on râle et on informe les tadjik avec qui Martin discutait du comportement du restaurateur. On fait aussi nos provisions car le prochain ravitaillement est à 60km ce qui alourdit à nouveau considérablement nos montures.

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20h on se prépare pour notre première nuit dans le désert … Tranquille et tous les deux, on est tout heureux ! On se régale de notre riz avec la conserve iranienne.

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21h la pleine lune se lève, pas besoin de lampe frontale !

Jour 4

5h50 réveil avec le soleil qui chauffe déjà la tente. Petit thé mariage « Pleine Lune » l’heureux élu qui nous suit depuis Paris ! (On ne refait pas les Pralines).

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Aujourd’hui c’est la journée Snickers, on en mange 4. Ça fait du bien parfois ces petits craquages quand on subit un peu 🙂 10h première halte dans un café après 30km. On s’enfile une bouteille d’eau gazeuse chacun , ce qui devient une tradition désormais à chaque pause.

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14h on attend le deuxième café de la journée et on s’offre une omelette et des raviolis (de toute façon, il n’y a que ça…). L’auberge est tenue par un russe de 50/60 ans qui est né ici (et a passé sa vie dans ce café) mais qui ne parle pas un mot de Turkmène ! Du coup il est plutôt balaise en mime. 16h, on attaque une série de « cols » et « descentes » toutes à 12% ! Attention ça va viiiiite !!! En fait c’est plat, mais c’est tellement plat et droit qu’à la moindre variation de dénivelé ou de trajectoire, des panneaux préviennent les chauffeurs 😀

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18h on arrive aux portes de Turkmenabat, dernière grosse ville … avant la frontière !

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Ce soir on se pose au calme avec une bonne douche dans un hôtel « grand luxe » en façade mais sans trop le luxe à l’intérieur 🙂 20h30 On se crème les fesses car elles commencent à accuser le coup de ces nombreuses heures sur la selle à rouler lentement face au vent.

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21h50 on apprend que la cuisine ferme dans 10 minutes, du coup on file au supermarché qui ferme dans 5 min acheter des pâtes, knacky et bières pour célébrer notre arrivée à Turkmenabat qui est à 40km de la frontière. Cuisine au réchaud sur le balcon, et petite soirée comme à la maison en regardant Les Inconnus : la France nous manque un peu 🙂

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Jour 5

9H30 les Pralines émergent difficilement. Mal aux fesses et aux jambes. Après avoir rangé lentement nos affaires, on décolle à 11h pour la frontière. Il fait déjà chaud mais on est tellement content d’arriver en Ouzbékistan qu’on n’y prête pas vraiment attention. Turkmenabat a des allures de Skopje avec de grandes et belles statues à l’effigie des fondateurs de la nation, les bâtiments sont blancs et vert ce qui donne une belle unité à la ville, ici le goudron est impeccable, il y a des lampadaires tous les 5 mètres prêts à éclairer la grande artère 2*4 voies que nous empruntons.

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13h30 arrivée à la douane où les turkmènes nous laissent partir après 5 contrôles successifs de passeport. Ensuite les ouzbeks commencent par prendre notre température : a-t-on résisté à ces 5 jours de traversée dans le désert ? 😉

Bilan :

520 km en 5 jours avec une vitesse moyenne autour de 16km/h, du vent de face et des températures vraiment chaudes. Alors, oui, on est content de quitter le pays ! 5 jours aussi à faire valider par les turkmènes les supposés points d’eau sur notre carte et notre GPS. C’est la première fois qu’on devait autant anticiper notre consomation d’eau. Avec ces températures et le vent chaud, on boit énormément ! On est aussi très content d’avoir réussi car ce n’était pas gagné d’avance. On est très dépendant des conditions météo. Dans l’autre sens cela aurait été bien plus simple car on aurait le vent de dos. En juillet / aout, il peut faire 50°C, on était donc plutôt chanceux ! 5 jours c’est très court, un peu frustrant tout de même de ne pas avoir le temps de se poser un peu plus avec les gens, même si les paysages sont lassants. C’est le jeu avec le visa de transit…